Les premières fois de… Marie Heranval !
Gardienne de son club de cœur du HAC Handball, la jeune Marie Heranval a signé sa plus belle prestation en Ligue Butagaz Énergie lors de la J11, face à Strasbourg Achenheim Truchtersheim Handball, avec pas moins de 19 arrêts. Une belle occasion pour une interview « Première Fois » !
Marie, vous avez signé votre première très grosse performance lors d’un match de Ligue Butagaz Énergie lors de la J11, qu’est ce que cela fait ?
Ça fait du bien ! Mais ça ne m’a pas semblé comme une première fois extraordinaire car j’étais surtout fixée sur la victoire collective. C’est cool d’avoir été au rendez-vous, comme ça, pour aider l’équipe, mais je ne me suis pas dit que c’était mon premier très bon match à ce niveau (sourires). C’était plus de gagner ensemble qui était primordial pour moi. C’est cool mais ça n’était pas trop présent dans mon esprit.
Cela a frappé les nôtres néanmoins. Surtout que c’est votre première vraie saison en tant que pro à ce niveau, même si on vous avait déjà vu avec Saint-Amand Handball – Porte du Hainaut quand vous étiez aspirante. Vous abordez cela comment ?
De la meilleure des manières possible car je le vis avec mon club de cœur, le HAC Handball, qui m’a formée pendant mon pôle espoirs. Après la saison que l’on a vécue, l’année passée, on n’est pas forcément dans la même ambiance puisque presque tous les week-ends, on était récompensé par une victoire. Là, on travaille dur mais c’est moins le cas. Mais ce qui est intéressant et cool, c’est que ce travail nous permet de progresser vraiment individuellement et collectivement dans l’optique de gagner des matchs et s’installer en D1. C’est hyper plaisant de le faire avec le club du HAC Handball, avec un groupe qui n’a pas forcément beaucoup changé.
Et vous le disiez implicitement, avec cette équipe qui vous a permis de gagner ce premier titre de championne de France de D2F…
Même si c’est encore frais, c’est un super souvenir et une fierté. Ce qui est vraiment bien, c’est que l’on a connu des super bons moments l’année dernière où tout était beau et rose. On s’est connu dans ces conditions et cette année on apprend à se connaître un peu plus dans la difficulté et dans le travail de l’ombre. On se connaît par cœur. Et que l’on soit en difficulté ou pas, ça permet de progresser dans ce contexte.
Vous êtes une vraie joueuse du HAC, attachée à vos racines. Quels ont été vos premiers pas avec le handball ? C’est une histoire de famille avec votre père et votre frère notamment, non ?
Oui. Mais j’ai très peu de souvenirs de mon père joueur, mais d’après ce que l’on m’a dit, j’étais tous les jours aux entraînements de mon frère, puis avec mon père car il est devenu coach. J’ai toujours eu un ballon dans les mains.
Et la première fois dans les cages ?
C’est venu très très tôt. Et je repense souvent à mes premiers coachs qui n’étaient pas très contents que j’aille aux cages car j’étais gauchère et assez petite et fine. Tout le contraire d’un gardien de but. Mais ça m’a tout de suite plu, cet aspect un peu solitaire dans les buts. J’ai tout de suite aimé ça. Et puis j’aime autant faire des arrêts que réussir de bonnes relances pour mes partenaires. Il y a ce truc de la petite gardienne qui n’était pas faite pour ça, au début, et qui aimait aussi jouer vers l’attaque.
On vous verra peut-être un jour, comme une autre illustre gardienne française, sortir de vos cages pour aller scorer…
Peut-être (rires). Mais pour le moment, je me concentre sur ce que mes coachs me demandent de faire.
Est-ce qu’il y a une première fois que vous avez en tête, que l’on n’aurait pas évoqué, et que vous voudriez nous raconter ?
Quand j’étais chez les Louves, j’ai fait parmi mes premières feuilles de matchs deux rencontres vraiment marquantes pour moi puisque j’ai joué face à Brest et Metz, en l’espace de quelques semaines. Et j’ai signé quelques arrêts dans ces belles salles, contre de grosses équipes : ça m’a donné un vrai appétit, ça a confirmé mon envie de devenir pro. Ce furent des premières fois vraiment importantes.
Et de sacrés baptêmes du feu…
Oui, j’avais eu la chance d’avoir du temps de jeu, de faire mes premières parades face à des joueuses que je regardais à la télé, plus jeune. C’était forcément une super expérience. Et même maintenant, ça reste génial d’aller défier ce type d’équipes !
Pour 2026, ce succès face aux Piraths a été votre premier de l’année. Il doit en appeler d’autres ?
J’en suis convaincue et j’espère que cela sera très bientôt. Avec tout le travail que l’on a produit cet hiver, avec les filles, je n’en ai aucun doute, car on ne fait que de s’améliorer de semaine en semaine.