Eric Nicolao : « Tout le monde est fou de joie »
Actuel 8e du classement de Ligue Butagaz Energie, Handball Plan-de-Cuques a annoncé il y a quelques jours son intention de délocaliser son dernier match de la saison à domicile (J25), face au Metz Handball, au Palais des Sports de Marseille. Un beau défi qui montre le dynamisme du club sudiste et s’inscrit dans les nombreux beaux projets portés par les équipes de l’élite. Eric Nicolao, le président, est en interview.
Eric, comment est né votre projet de délocalisation que vous organiserez face au Metz Handball, lors de la J25, de Ligue Butagaz Énergie ?
En voyant tout ce que font les autres clubs, on s’est dit que l’on ne voulait pas être en reste. On a vu qu’il y avait beaucoup de choses sympas qui se faisaient partout et je me suis dit qu’il fallait que l’on y aille aussi, que l’on tente une délocalisation. Deux endroits pouvaient s’offrir à nous dans la zone géographique : l’Arena d’Aix et le Palais des Sports de Marseille. Financièrement, l’Arena c’était trop élevé pour nous et si le Palais n’est pas cadeau non plus, c’était plus raisonnable pour organiser cela. Et puis en terme d’image, on est plus proche de Marseille que d’Aix. C’est la conjonction de tout cela qui nous a donné l’idée et l’envie de nous lancer, nous aussi, pour faire quelque chose qui sorte de l’ordinaire. Pour notre club et pour le handball du territoire en général.
En choisissant ce Palais des Sports, vous convoquez quelques beaux souvenirs régionaux…
Oui, c’est vrai. Il y a eu les heures de gloires de l’OM Vitrolles mais aussi quelques matchs de l’équipe de France, mais cela fait un moment qu’il n’y a pas eu de handball de haut niveau au Palais des Sports. Cela va être une belle soirée, un beau challenge. On a 3300 places à remplir, il faut y aller !
L’affiche devrait être belle face au Metz Handball, non ?
On va jouer un mercredi soir, face à une très grande équipe. Il n’y a pas de match de l’OM dans les environs à cette période-là. Ce sera notre dernier match à la maison de la saison aussi. Cela devrait attirer du monde. Il y a de quoi faire une très belle fête.
Même si nous ne sommes pas encore au mois de mai, le contexte sportif est aussi encourageant, de votre côté, car votre club est un brillant 8e de la division. Il y aura de quoi se régaler sur le parquet…
Oui, même si on a eu des mois de janvier et février plus difficiles après un bon début de saison. Mais on va repartir de l’avant ! Sur le papier, on n’est pas largué pour la course à l’Europe, même si ça n’est pas notre objectif prioritaire de la saison. On verra où on en sera à ce moment-là.
On imagine que tout le monde est très heureux de cette délocalisation, notamment les joueuses ?
Oui, ça a été super bien accueilli. Elles voient bien ce qu’il se passe ailleurs, ça donne envie aussi. Le fait que l’on prenne cette initiative, ça leur a fait plaisir. Et c’est le cas de tout l’environnement du club, nos bénévoles, nos salariés et nos partenaires. Tout le monde est fou de joie. Il y a un vrai engouement !
À quoi devra-t-on s’attendre côté animations lors de cette belle fête ?
Pour le moment, rien n’est arrêté. On travaille encore, mais on sait que l’on aura déjà un tournoi avec nos licenciés l’après-midi, on va y ajouter les sections sportives du collège, et puis surtout c’est un événement que l’on veut tourné vers le sport féminin en général. On a quelques idées de collaborations sur lesquelles on travaille. On pourra en dire plus quand cela sera finalisé.
On attend donc un peu pour évoquer un concert de Jul à la mi-temps ?
On y a songé, mais on n’est pas sûr que cela soit dans nos tarifs (rires) ! Ça serait génial mais il faudrait qu’il veuille bien venir gratuitement (rires).
L’appel est lancé !