Les Premières Fois… d’Emmanuelle Thobor !

Nouvelle appelée chez les Bleues, Emmanuelle Thobor sera à scruter de près lors de la fenêtre internationale. La jeune pivot du Paris 92 voudra démontrer toutes ses qualités. L’occasion de revenir sur les premières fois les plus marquantes de sa carrière. Interview.

Emmanuelle, vous venez d’être appelée pour la première fois avec l’Équipe de France A, comment l’avez-vous vécu ?

Je suis très très contente et j’ai été très surprise aussi car je ne m’y attendais pas du tout. Et je suis très heureuse. Il y a forcément un peu de stress mais ça n’est pas un mauvaise stress, c’est plus de l’excitation, de la joie et du bonheur. J’ai hâte d’y être. J’ai pu partagé cela avec ma famille et mes amis proches. Ils étaient tous très contents pour moi, j’ai reçu beaucoup de messages pour me féliciter. Ça fait vraiment plaisir et cela montre que le travail paye.

Cela va être votre première fois avec les Bleues… mais avant d’en arriver là, il a bien fallu commencer le handball. Vous vous rappelez de votre première fois avec un ballon ?

Oui, j’ai commencé le handball dans le club de Lieusaint, ma ville, c’était le Sénart Agglomération Handball. J’ai découvert le handball grâce à ma grande sœur. Elle en a fait au collège, il y avait une section à l’AS. Elle a décidé de s’inscrire et je l’ai suivie. C’était parti, ça a été le coup de foudre. J’ai tout de suite bien aimé, j’avais une bonne équipe, je m’entendais bien avec les filles donc c’est ça aussi qui m’a fait aimer le sport. Il y avait aussi la compétition, la défense, c’étaient des choses qui me plaisaient. Et puis, c’est vrai que quand on est petite, on a un peu des étoiles dans les yeux quand on voit les joueuses de l’équipe de France, peut-être qu’un jour ce sera nous. Là, c’est vrai que de me dire que je vais porter ce maillot, ça me rend très fière.

Il y a eu beaucoup d’étapes jusqu’à maintenant pour vous… Et notamment votre premier match pro. Vous nous racontez ?

Ah je m’en souviens très bien puisque c’était avec le Fleury Loiret Handball et on jouait face à Saint-Amand Handball – Porte du Hainaut. J’étais encore au centre de formation du club. J’étais hyper stressée mais trop contente et je me souviens avoir réalisé que je mettais un pied dans le monde pro. J’ai même marqué mon premier but sur cette rencontre, c’était parfait !

Ce sont des moments qui donnent confiance pour la suite ?

Oui tout à fait, surtout quand on est dans un cursus, pôle, centre de formation, on se dit que la consécration pour nous, c’est de devenir joueuse pro. Et aller ensuite en équipe de France. Donc quand on marque son premier but, on espère qu’il y en aura plein d’autres !

Ça a été tout de suite quelque chose de défini de devenir pro ?

Non, je ne dirais pas ça. En fait, quand j’ai commencé, je ne connaissais pas du tout ce monde-là. Et j’ai été mise dedans car j’étais grande et que j’avais un profil intéressant. Et petit à petit, j’ai découvert le monde pro et c’est quand j’ai commencé à avancer et à entrer au pôle espoirs que j’ai eu envie d’en faire mon métier.

Quelques temps après ce premier match pro, vous avez signé votre premier contrat pro…

Ça a été un peu différent de la norme car Fleury a déposé le bilan, je suis donc partie au Paris 92 en signant un contrat centre de formation et ensuite un contrat pro dans la foulée car j’arrivais en fin de mes années de centre formation. Ça a été une nouvelle étape importante.

Avant de rejoindre les Bleues pour ce premier stage, vous avez déjà goûté, avec les Bleuettes, à ce maillot floqué du coq. Quelle sensations gardez-vous de ces premières fois ?

Je ne me rappelle pas du match, mais ce dont je me souviens c’est la première Marseillaise. Ça peut paraître bateau car on était jeune mais c’était quelque chose de très agréable. J’ai eu des petits frissons, c’est un beau souvenir.

Ça ne sera donc pas une première fois à la Maison du Handball dans quelques jours…

Oui je connais les lieux même si cela fait longtemps que je ne suis pas venue à la Maison du Handball (rires). Même s’il y a un peu de stress, ça sera forcément un plaisir d’y aller car c’est une belle infrastructure et j’y retrouverais des joueuses que je connais bien comme Coura Kanouté, ma partenaire de club, des joueuses que j’ai fréquentées chez les jeunes et puis en découvrir d’autres !