[Final 4 EHF Champions League] Les décla d’avant-match !

Prêtes à en découdre dans ce Final 4 de Ligue des Champions ultra relevé qui se jouera ce week-end à Budapest, les équipes de Brest et Metz se sont prêtées au jeu des questions/réponses à la veille de la plus belle des échéances européennes. Moments captés !

Oriane Ondono (pivot et capitaine du Brest Bretagne Handball) 

C’est une nouvelle compétition qui commence. On est en confiance car on a bien préparé ce match. J’espère que l’on va réaliser le doublé, comme toutes les filles de l’équipe l’espère aussi, je crois. On se voit y parvenir. On ne parle pas de « créer l’exploit » entre nous cas on sait que cela va être difficile et qu’on va être confronté à une très bonne équipe d’entrée, mais on fait partie de ces quatre meilleures équipes de la Ligue des Champions donc on sait que l’on ne part pas favorites, on ne va pas se cacher mais je nous sens prêts et j’ai confiance en nous et je crois en nos chances.

L’année dernière on a perdu deux fois d’un but contre elles ; en 2021, elles ont gagné aux tirs au buts. Ça reste dans les têtes et ça peut peser contre elles, comme contre nous. Mais la vérité sera celle du terrain. Peu importe si avant on a perdu d’un but, si demain cela arrive, ça sera fini donc il va falloir passer ce stade de devoir les battre. Et franchement, j’y crois !

Anna Vyakhireva (arrière droite du Brest Bretagne Handball) 

Nous venons d’effectuer notre dernier entraînement de la saison et de cette préparation pour ce Final 4. Je me sens assez calme et je pense que nous sommes prêtes pour ce week-end. Je pense qu’il n’y a plus rien que nous puissions faire de plus désormais. Il n’y a plus qu’une chose à faire : se lever demain, jouer ce match et voir ce qu’il va se passer. Je pense que nous aurons à être très concentrées sur notre défense, car nous avons eu quelques soucis dans ce secteur ces derniers temps. Si nous sommes bonnes dans ce secteur, cela pourrait vraiment nous aider à faire un bon match. En particulier aussi si nos gardiennes sont mises dans de bonnes dispositions.

Avoir gagné le championnat la semaine dernière ne change rien à la confiance, en tous cas la mienne, que l’on pourrait avoir au moment d’aborder cette compétition. Ce sont deux choses vraiment différentes, le niveau est différent. Être championnes de France est quelque chose de bien, évidemment, mais maintenant il y a une autre chose que l’on vise !

Raphaëlle Tervel (entraîneuse du Brest Bretagne Handball) 

Tout le monde sera là pour gagner ce week-end, tout le monde s’est préparé pour et le niveau va vraiment être très élevé. C’est vraiment le meilleur événement au monde pour le handball féminin avec une superbe salle, des équipes sont vraiment fantastiques. Tous les ingrédients sont réunis pour vivre un événement extraordinaire. Cela va être forcément assez bizarre pour moi d’affronter Gyor, demain, car j’ai déjà gagné ce trophée avec cette équipe comme joueuse et comme entraîneuse. Ce sera la première fois que je ne soutiendrais pas cette équipe car j’ai quand même un peu le cœur vert.

Ce que je trouve vraiment positif, c’est d’avoir deux clubs français dans ce dernier carré. C’est génial pour le handball féminin français. On va tout faire pour se retrouver en finale et qu’un club français décroche enfin cette Ligue des Champions.

Emmanuel Mayonnade (entraîneur du Metz Handball) 

On n’est pas plus ou moins bien que les fois précédentes, malheureusement (sourires). Mais ça va, on a travaillé, comme on le fait toujours. L’enjeu, c’était de réduire un petit peu le volume en amont de l’échéance. On a mis un peu moins d’entraînements en terme de volume que les fois précédentes, on s’entraîne une fois aujourd’hui (vendredi) et on s’est entraîné une fois hier (jeudi). Ce matin, on a fait quelque chose de facultatif donc on est assez tranquille par rapport à ça. En terme de vidéo, on a fait essentiellement la même chose, donc voilà l’équipe semble aller plutôt bien, je crois. On n’a pas de bobos à déplorer, on n’a pas d’états de forme disparates, je crois, car on avait fait certains choix, notamment face à Plan-de-Cuques, sur l’avant-dernière journée, pour permettre aux filles de bosser différemment. Jusqu’à preuve du contraire, tout le monde est plutôt bien opérationnel et motivé.

Notre adversaire sera assurément compétitif : elles ont battu Brest en poule notamment, elles ont passé les quarts sans trop de difficultés en pulvérisant sur le retour Esbjerg, on est prévenu. Je vais paraphraser Grâce (Zaadi Deuna, ndlr) qui a parlé d’opposition de style avec deux équipes qui effectivement ne défendent pas les mêmes choses sur le terrain.

Lena Grandveau (demi-centre du Metz Handball)

On a envie d’aller chercher ce titre, et c’est le cas des quatre équipes qui sont présentes. Mais d’abord il faut montrer que Metz peut atteindre pour la première fois de son histoire cette finale. Et je pense qu’il faut vraiment d’abord penser à ça. Cela fait 5 fois que le club vient au Final 4 sans avoir encore atteint la finale. Moi je veux être concentrée sur ça, sur ce que je vais produire, sur ce que l’équipe va produire demain. Ensuite, on verra bien. On est contente que Brest soit aussi présent dans ce Final 4, c’est incroyable pour le handball français d’avoir deux équipes à ce niveau et le plus beau serai que l’on se retrouve en finale.

De notre côté, l’ambiance est bonne, tout le monde a le sourire, tout le monde a envie d’avancer et de progresser. Et si on doit se dire les choses, bonnes ou moins bonnes, qu’on le fasse, afin qu’il n’y ait pas de regrets. Pour battre cette équipe, il va falloir monter les ballons, bien replier aussi parce que ça court pas mal sur leurs ailes aussi et ensuite être très compactes en défense pour pouvoir les arrêter très rapidement. Il va y avoir de l’impact, du physique mais moi j’aime ça, le défi physique, j’aime le caractère. Elles vont nous crier dessus si on est par terre, elles vont nous crier dessus quand elles vont marquer. Il faudra rentrer dans leur jeu, dans le bon sens du terme, en étant intelligentes : les laisser crier si elles ont envie de crier et perdre de l’énergie. On devra être l’eau alors qu’elles seront le feu.

Sarah Bouktit (pivot du Metz Handball) 

À partir du moment où on n’a pas gagné de +5 face à Brest, on avait sensiblement compris que l’on ne gagnerait pas le championnat. On savait qu’elles n’allaient pas faire de faux-pas sur leur dernier match, donc on est passé à autre chose très rapidement et cela fait même un moment que l’on est focus sur ce Final 4 et le fait de gagner cette demi-finale, puis la finale. Ce sera notamment une affaire d’expérience, même si les équipes présentes en possède aussi beaucoup. On est un certain nombre de joueuses à déjà avoir vécu ce genre de rendez-vous, il faut s’en servir. À titre personnel, je me sens bien, j’ai beaucoup travaillé ces 3 dernières semaines, notamment en muscu, pour être prête au défi physique qui nous attend. Je vais prendre beaucoup de coups, je le sais, mais je vais en donner aussi (sourires).