Maureen Gayet : « Jouer et gagner un Final Four à domicile restera un souvenir incroyable »
Au sortir d’une saison couronnée de succès pour la JDA Bourgogne Dijon Handball, l’ailière droite bourguignonne Maureen GAYET a accepté de revenir sur le chemin parcouru et les temps forts d’un exercice 25-26 qu’elle n’est pas prête d’oublier.
Quel bilan dresses-tu de cette saison 25-26 ?
Le bilan est évidemment positif, on aurait jamais pu prédire un tel scénario en coupe d’Europe. On a connu un début de championnat compliqué mais on a jamais cessé d’y croire et notre dernière victoire à la maison face au Handball Plan-de-Cuques a montré notre force de caractère et nous a permis de décroche la cinquième place en championnat. La saison prochaine, il faudra faire preuve de davantage de régularité et réduire les périodes de bas pour garder le plus de hauts possible.
En parlant de la coupe d’Europe, comment as-tu vécu ce Final Four à la maison ?
L’ambiance pendant les matchs, c’était incroyable. Je pense que sur le terrain, on ne se rendait pas totalement compte de ce qui se passait, mais on sentait l’engouement du public, la ferveur des supporters. Pour nous et pour le club, c’est une reconnaissance. On n’avait jamais vu le Palais comme ça et ça restera un souvenir incroyable. Et au-delà de ça, ma famille était présente dans les tribunes donc c’était d’autant plus motivant pour moi. À l’arrivée, gagner une finale de coupe d’Europe sous leurs yeux est tout simplement incroyable. Et puis je pense que l’on a aussi rendu fiers les gens qui sont venus nous soutenir, le public mais aussi les bénévoles qui font vivre le club.
Grâce à votre sacre, vous avez offert un ticket supplémentaire à la France en coupe d’Europe. Un signe qui témoigne du niveau des championnats de France ?
Ça profite à tout le monde, c’est ça. On a pu voir en championnat que ça a été très serré justement dans cette lutte pour les places européennes jusqu’à la dernière journée. Quand j’ai commencé à jouer en professionnel avec Dijon, le club tournait autour des septième et huitième places, dans ces eaux-là. Aujourd’hui, on est poussé par des clubs comme Plan-de-Cuques, Nice ou encore Besançon. C’est une pression supplémentaire, le championnat français a élevé son niveau par rapport à ça. Cette saison, St-Amand a été très solide pour prendre la quatrième place, mais derrière, ça a été très serré pour les places 5-6-7.
Je pense que dans les saisons à venir, il sera de plus en plus difficile de savoir qui finira troisième ou quatrième, derrière les deux leaders que sont Brest et Metz. C’est un excellent moyen d’avoir encore plus de suspense et de rendre le championnat encore plus attractif.
En plus de votre titre et de celui de Metz, une ancienne joueuse de LFH (Amandine BALZINC) a aussi été titrée, en Coupe Européenne avec le club espagnol de Guardes. On se retrouve avec trois vainqueurs qui sont plus ou moins rattachés à la LFH.
Je pense que déjà, le fait qu’il y ait deux clubs français, numéro un et Amandine, qui soient rattachés à la France, c’est une bonne chose pour le handball français. J’espère que ça a permis aussi plus de visibilité, il y a encore un gros travail à faire sur ce point et ça permettrait aussi d’augmenter le nombre de licenciés. Malheureusement, ce n’est pas encre égalitaire entre les hommes et les femmes aujourd’hui. Il faudrait réussir à changer les mentalités par rapport ça, ça permettrait à la LFH de se démarquer encore plus. Derrière, les clubs continueront d’évoluer et le handball féminin français dans sa globalité également, en club mais aussi en sélection.
Justement, en parlant équipe de France, le prochain Euro aura lieu en décembre. Toi qui a découvert la sélection en début de saison, est-ce un objectif ?
Je ne me prends pas trop la tête par rapport à ça ! Faire un championnat avec l’équipe de France est évidemment un rêve, gagner une médaille ou un trophée encore plus. Mais je sais qu’il y a du monde au poste, il y a aussi de la concurrence avec des jeunes qui arrivent en sélection. Mon objectif, c’est déjà de pouvoir tout donner en club, parce que la sélection passe par les résultats en club. On verra ce qui arrivera !
Certaines de tes coéquipières s’apprêtent à vivre une nouvelle aventure en passant un step supplémentaire, à l’image de Lilou PINTAT qui évoluera à Metz la saison prochaine. Est-ce une façon de faire rayonner la formation à la dijonnaise ?
Bien sûr, c’est positif. D’un point de vue club, et même pour elle, individuellement, ça va être une nouvelle expérience. On ne lui souhaite que du bonheur à Metz, et j’espère qu’elle vivra la même épopée en Ligue des Champions. Quoi qu’il arrive, on la reverra sur les terrains l’année prochaine !