Les Premières Fois de… Charline Aube-Bubl

Meilleure buteuse actuelle du Stade Pessacais Union Club Handball avec 58 buts, Charline Aube-Bubl fait une saison détonante sur son aile droite. Après un début de carrière en accéléré au HBC Celles, elle a confirmé en Gironde avant de signer dès l’été prochain au HBCAM63. L’occasion d’une interview Premières Fois.

Charline, comment s’est passée votre première fois au handball ?

Moi, ça a vraiment été par hasard. En primaire, on a eu une intervention du club des Girondins de Bordeaux et à la suite de ça toute mes copines se sont inscrites et j’avais envie de faire un truc avec elles donc j’y suis allée. Au début je n’aimais pas du tout, mais je suis restée pour mes copines. J’ai commencé quand j’avais 9 ou 10 ans, et au final j’y suis toujours ! C’est devenu ma passion.

Le hand a-t-il été votre premier amour sportif ?

Comme je le disais, ça n’a pas été le coup de foudre tout de suite… C’est venu au fur et à mesure grâce à l’esprit de compétition qu’il y a. Je me suis essayée à la danse classique, aussi, car ça a été le métier de ma maman. Mais ça n’a pas été très glorieux car je ne suis pas très artistique comme personne (rires).

Quand on vous voit tirer depuis votre aile, on a l’impression, quand même, que vous avez un certain maintien…

Ah ah peut-être que j’ai gardé ça… Mais c’était plus sur la rythmique que je n’étais pas très forte.

Quelle a été la première fois où vous avez senti que ça basculait un peu dans cette passion que vous décriviez ?

Ça a été progressif, mais je me souviens que je regardais énormément de matchs, de vidéos des matchs de l’équipe de France quand j’étais plus jeune. J’ai du voir tout ce que l’on pouvait trouver sur YouTube. Ça m’a fait rêver. Et notamment Estelle Nze-Minko qui a été la première personne dont j’ai été fan !

Quel a été le premier temps fort de votre jeune carrière ?

C’est le titre de championnes de France comité avec la Gironde, en 2019 avec les moins de 15 ans, que l’on a gagné à Orléans. C’est un très beau souvenir car, en plus, on gagne contre les Pyrénées Atlantiques que l’on avait déjà rencontré plusieurs fois, une équipe que l’on connaissait bien et qui nous réussissait. On avait fait un carton plein, dans une super salle avec beaucoup ambiance, j’en garde un très bon souvenir.

Après vos jeunes années en Gironde entre les Girondins de Bordeaux puis Saint-Loubès, vous avez signé au HBC Celles à seulement 17 ans, y disputant vos premiers matchs en Ligue Butagaz Énergie… Un sacré premier très gros challenge dans votre vie de joueuse, non ?

Pour mon année de terminale, j’ai été appelée par Thierry Vincent qui était le coach de Celles-sur-Belle. Il recherchait une ailière droite afin d’être derrière Lesly Briemant. Mon profil l’avait beaucoup intéressé. Moi j’ai sauté sur l’occasion, c’était mon rêve, j’avais des étoiles plein les yeux. J’étais hyper contente d’être là-bas. Je ne cache pas que ça a été hyper dur, quand même, car j’avais mes cours à suivre, avec le bac. Il y avait les déplacements le mercredi à gérer, mais au final tout s’est bien goupillé ! J’ai énormément appris car j’étais encore jeune et inexpérimentée. J’ai pu jouer des matchs fous contre Chloé Valentini, Manon Houette. Je n’aurais jamais cru faire cela aussi tôt.

Et ce premier match en pro alors ?

Je me rappelle que c’était à la maison, contre Nice, et je suis rentrée, j’ai joué quelques minutes, il y avait mes parents, c’était génial.

Et votre premier but en Ligue Butagaz Énergie ?

Je crois que c’était face au Metz Handball… sur penalty. Il me semble que j’avais réussi à en inscrire 3 sur le même match. C’était un sacré coup ! (rires). La petite jeune que personne n’attendait qui en met 3.

Vous venez d’effectuer votre première vraie saison pleine en étant actuellement meilleure buteuse de votre équipe… Comment vivez vous cela ?

À la base, je devais être seule sur le poste car le club n’avait pas trouvé d’autre ailière droite et puis Luna (Marin, ndlr) est arrivée. On a formé un super binôme cette saison, on s’est très bien entendue. Et à titre personnel, je suis assez contente de ce que j’ai pu produire. Je suis montée crescendo tout au long des derniers mois. Grâce au travail que l’on fait au quotidien, je me sens bien, je me sens en confiance et c’est dans ces moments-là où l’on performe. C’est un travail de longue haleine qui prend forme. J’espère que ça n’est pas fini et que je vais continuer à monter en puissance.

En cette fin de saison, on a appris que vous partiez du côté du HBCAM63. Votre premier gros transfert en D2F avec une équipe qui joue le haut de tableau et l’accès en Ligue Butagaz Énergie !

C’est une nouvelle marche de franchie pour moi, avec un beau projet qui nous attend. J’ai très hâte de démarrer cette future saison. Qu’elle soit en D2F ou en Ligue Butagaz Énergie… Si l’équipe y accède en cette fin de saison, on ne dira pas non, sinon il faudra aller chercher la montée sur le prochain exercice et ce sera tout aussi intéressant d’essayer d’obtenir un titre et une accession.

Vous avez découvert ces derniers mois, pour la première fois, la sélection universitaire aussi. Une belle occasion de disputer des matchs internationaux…

C’est vraiment bien. On attend actuellement la liste pour le Mondial qui arrive bientôt. J’espère pouvoir le disputer afin de conclure ma saison en beauté. C’est forcément une bonne expérience à vivre que de se retrouver dans un tel contexte.

Surtout que ce Mondial se déroulera à Pessac, vous seriez vraiment à la maison…

Oui ça serait vraiment parfait (sourires).